Alain Herard est parti tenter sa chance à Berlin dans les années 2000, où les possibilités semblaient alors infinies. 

Fraîchement diplômé de la prestigieuse école de lutherie Newark School of Violin Making dans le Nottinghamshire, il installe son atelier dans les anciens quartiers ouvriers de Kreuzberg. Un local de 200m2  très lumineux et dont le faible coût de l’époque lui semble toujours aussi incroyable.


Aujourd’hui, face à la l’explosion de l’immobilier, et malgrès un carnet de commande débordant, Alain Herard ne sait pas s’il pourra continuer longtemps à travailler là.Mais pour l’instant il n’y pense pas vraiment et préfère se concentrer sur ce qu’il fait de mieux : la contrebasse. D’ailleurs il en a fait sa spécialité et consacre son activité toute entière à la vieille dame. 

Lorsqu’on lui demande s’il se considère artisan ou artiste, Alain Herard répond en toute modestie qu’il travail « simplement la matière brute, un peu comme un fabriquant de pinceaux ».