Il existe en France des endroits où l’on peut encore tomber sur des gros durs. Pas des gars méchants, bien au contraire, des costauds au coeur tendre à qui les odeurs de moteur n’atteignent plus la zone corticale et qui se foutent pas mal de patauger dans la vase. Simon Evans est l’un de ces types qui ne fait pas semblant et qui pourtant ne vous lâche pas si facilement ses exploits : les histoires du passé il ne faut pas trop les ressasser pour tenir bon la barre.


Sur son chantier naval, Simon à fort à faire. Les dizaines de bateaux qui sont là représentent un travail de titan. En silence, on voit passer sur des vélos dégonflés, des matelots esquintés qui parcourent les quelques hectares du chantier à la rechercher d’un outil ou d’un pot de peinture. A en voir le boulot qu’ils abattent et les charges qu’ils déplacent, on se demande de quoi est-ce qu'ils peuvent bien se nourrir.